Abeilles sauvages: risque d’extinction.

Pays
Guinée-Bissau, régions Nord et l’Est.

Bénéficiaires
259 Apiculteurs traditionnels, indirectement 1.813 personnes membres des communautés locales.

Budget
FCFA 68.700.229 (USD 112.439)

Durée prévisionnelle
Durée prévisionnelle : (2 ans) Avril 2024 – Avril 2026

Vulgarisation des ruchers communautaires villageois, et optimisation de la production du miel et sous-produits apicoles.

La consommation du miel et de ses sous-produits dans les communautés rurales de Guinée-Bissau est partie intégrante de la culture alimentaire, des pratiques socio-culturelles, médicinales et spirituelles.

Le miel est une des principales sources de revenu économique pour les apiculteurs et apicultrices traditionnels engagés dans la filière. Les zones rurales intéressées par les actions de la Fédération Paysanne Kafo offrent d’énormes potentialités de développement de l’apiculture.

Cependant, la majorité des apiculteurs et apicultrices sont en fait des ‘chasseurs’ de miel, qui saccagent le miel à partir des colonies d’abeilles sauvages et qui n’hésitent pas à abattre les arbres, à détruire toute une colonie d’abeilles ainsi que la faune sauvage, pour la cueillette du miel. 

Ces pratiques sont à l’origine de fréquents incendies de forêts incontrôlables, menaçant l’existence paisible des communautés villageoises et de leurs biens, si laborieusement acquis.

Face à cette problématique aux conséquences souvent dramatiques, 259 apiculteurs et apicultrices traditionnels de 37 villages (29% de femmes), se sont mobilisés autour d’une Association pour la Promotion de l’Apiculture Durable (APAD), et ont sollicité l’appui de Kafo pour éradiquer progressivement la ‘chasse’ au miel des colonies d’abeilles sauvages au moyen de la diffusion et du développement de techniques apicoles traditionnelles et grâce à la vulgarisation de ruchers communautaires (Kenyanes et Langstroth) mieux adaptés à la production durable du miel. 

Il s’agit aussi de la bonne gestion des abeilles africaines et africanisées, de la diffusion d’une bonne connaissance des différents types de miel existant, de l’inventaire des espèces de plantes mellifères, ainsi que de l’optimisation des capacités de production et valorisation du miel et des sous-produits apicoles, par les apiculteurs et apicultrices traditionnels membres de l’Association.  

Résultats attendus

  • 259 apiculteurs formés et organisés en cellules d’exploitation apicole contribuent à l’éradication de la chasse au miel et de son impact sur les forêts et la faune, en particulier la décimation des colonies d’abeilles sauvages;

  • Des pratiques apicoles durables vulgarisées dans 37 villages pilotes améliorent les conditions d’autoconsommation du miel et de ses sous-produits au profit de 1.813 personnes, et participent à la pérennisation des traditions socioculturelles et spirituelles associées au miel ;

  • 259 apiculteurs et apicultrices traditionnels maîtrisent les techniques de peuplement définitif des ruches, de gestion des colonies d’abeilles, de suivi et d’entretien des ruchers communautaires de type Kenyanes et Langstroth ;

  • L’introduction de 370 ruchers communautaires contribue à l’augmentation de 45% de la production locale de miel et à l’amélioration des connaissances des apiculteurs et des apicultrices en ce qui concerne les technologies appropriées d’optimisation de la production du miel et de ses sous-produits ;

  • La diffusion de 260 guides pratiques illustrés sur l’apiculture durable ainsi que la valorisation artisanale du miel et de ses sous-produits, renforcent les compétences techniques, organisationnelles et de planification des apic ;

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