Agroécologie-faim : 1-0.

Pays
Guinée-Bissau, régions de Oio et Cacheu.

Bénéficiaires
900 Femmes paysannes et Jeunes ruraux, indirectement 6.300
personnes membres des communautés locales.

Budget
FCFA 107.859.000 (USD 65.902)

Durée prévisionnelle
(2 ans) Novembre 2023 – Novembre 2025

Appui aux initiatives paysannes de transition agroécologique.

Les populations agricoles de 50 villages de la partie Nord de la Guinée-Bissau, sont confrontées aux effets néfastes d’une sécheresse et d’une sahelisation endémiques sans précédents, porteuses d’impacts significatifs sur le secteur agricole, notamment un déficit vivrier chronique et une insécurité alimentaire quasi permanente. 

Pour renforcer la capacité d’action locale, afin d’atténuer les carences de production et de productivité agricole, et de consolider les efforts pour la sécurité alimentaire, des femmes paysannes et des jeunes ruraux, membres actifs d’une vingtaine d’Associations Villageoises de Développement (AVD), se sont mobilisés pour développer différentes initiatives de production agricole orientées vers une transition agroécologique.

Il s’agit de 900 femmes et jeunes qui ont été formés, tous résolus à promouvoir l’émergence, l’adoption et la diffusion de pratiques agricoles écologiquement durables, et adaptées aux modes de production des communautés paysannes locales. 

En effet, l’agroécologie et son lot de pratiques agricoles alternatives à faibles coûts, permettent d’améliorer la productivité des cultivations et attire les paysans, spécialement les femmes et jeunes.

 Par ailleurs, l’agroécologie constitue une importante source de revenus pour les petits producteurs, qui ont ainsi l’opportunité de créer des emplois verts pour affronter l’état de dégradation de l’agro-biodiversité, qui comporte de lourdes conséquences sur la production de ressources agricoles biologiques. 

Les paysans des régions Nord de la Guinée-Bissau sont de plus en plus confrontés à cette situation. Par ailleurs, celle-ci est aggravée par les effets des changements climatiques, qui rendent encore plus chronique la condition de pauvreté de ces territoires, et qui engage traditionnellement les femmes paysannes dans une lutte inégale. 

Ce projet traduit l’engagement des femmes paysannes et des jeunes ruraux de 50 villages, unis dans leurs diversités culturelles, par leur volonté de cohabitation pacifique et solidaire, et dans la ferme détermination d’investir collectivement dans une transition agroécologique, afin de consolider les efforts de sécurité alimentaire et nutritionnelle de façon durable.

Le choix porté sur la transition agroécologique vise spécialement le développement de la production vivrière, la diversification des sources d’autoconsommation, la création d’emplois verts et la génération de revenus supplémentaires au profit des femmes et des jeunes.

Enfin, il s’agit de promouvoir un débouché commercial dans les zones rurales et péri-urbaines pour les produits agroécologiques, condition sine qua non pour l’amélioration du pouvoir d’achat des promoteurs du projet.      

Résultats attendus

  • 900 femmes paysannes et jeunes ruraux de 50 villages ont effectivement ébauché une transition agroécologique dans le domaine de production vivrière ; 

  • La redynamisation des modes de productions alternatives influence positivement les conditions de vies de 6.300 personnes, grâce aux exploitations agricoles familiales et collectives, et assure des produits naturels pour une alimentation saine et de qualité ;   

  • L’augmentation de 35% de la production vivrière locale améliore les sources d’autoconsommation dans 50 villages et contribue à l’accroissement des revenus des femmes et des jeunes, grâce à la commercialisation des produits excédentaires ; 

  • La création d’emplois verts au profit de 900 femmes et jeunes agro-écologistes améliore leur pouvoir d’achat, et suscite l’intérêt des jeunes pour une réinsertion professionnelle dans le secteur de l’agroécologie ; 

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